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La Havane Renaissance – de la Rueda de Casino à la Salsa cubaine d’aujourd’hui

Crédit Fabrice HATEM
A l’occasion d’un voyage organisé en avril 2015 par l’association Cuba Sin Fronteras, j’ai constaté avec joie la renaissance que connaît aujourd’hui la ville de la Havane. J’ai également pu réaliser un vieux rêve : reconstituer l’histoire de cette danse que nous appelons Salsa Cubaine, héritière de la vielle Rueda de Casino. J’en ai tiré ce petit documentaire, que je vous invite à découvrir .

Article mis en ligne le 31 octobre 2017
dernière modification le 2 novembre 2017

par Salsa Passion Brest
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Crédit et remerciements à Fabrice HATEM

Lire l’article sur le site de l’auteur, Fabrice HATEM

Texte de Fabrice HATEM en téléchargement

Répertoire des noms des danseurs, des musiciens et des lieux cités dans l’article

0:00 La Havane, Chronique d’une renaissance. De la Rueda de Casino à la salsa cubaine d’aujourd’hui
0:57 Ana Gloria et Rolando - Cabaret Tropicana, années 1950
1:12 Celia Cuz & La Sonora Matancera
1:38 Benny Moré y su Banda Gigante
2:05 Damaso Perez Prado et son orchestre
2:23 Machito et son orchestre afro-cubain
2:41 Victor el Faraon & Tito Rodriguez orch. Palladium Ballroom, New York
3:30 Don Aspiazu et son orchestre La Havane, fin des années 1930
3:52 Rueda de los Fundadores, 2010
5:31 Film "Cuba Baila", 1959
6:19 Emission Para Bailar, TV cubaine, 1981
6:43 Carnaval de la Havane , 1962
7:00 Sexteto Nacional, Ignacio Pineiro, Club Patricia Lumumba, Film "Nosotros la Musica", 1965
7:05 I went out on a reckless night, seeking pleasure and adventure.
7:12 Danse de pilon, par Gladys et Antonio
7:51 Orchestre Los Van Van @Yo soy del Son a la Salsa
8:05 Adalberto Alvarez y su Son
8:10 "Para bailar casino"
8:54 NG la Banda & Issac Delgado @Yo soy del Son a la Salsa
9:41 Cabaret la Tropical, 1993 @ Reportage Cuba la Havane, Musique sans Frontières
9:59 Hôtel Florida, La Havane, 2011
10:24 Casa de la Musica, La Havane
10:52 Salsa Afro au Callejon de Hamel , La Havane
11:26 Défilé de l’association française Ritmacuba au Carnaval de Santiago 2011
http://www.ritmacuba.com
11:58 Club 1830, La Havane
13:22 Club Select, Miramar, 2015
13:40 La Chicas del Sol de Cuba, Palais de la Rumba, 2015
14:24 Havana Soul, "Camina y Prende El Fogon"
14:45 Estudio San Miguel, Cours de rueda de casino, 2015
15:00 Maria de Los Angeles Sarduy, Cours de Rumba
15:13 Rueda de Los Fundadores, Restaurant 1830, 2015
17:30 La merveille des merveilles, le son, toujours aussi apprécié des cubains

Retranscription de la bande sonore de la video « La Havane Renaissance – de la Rueda de Casino à la Salsa cubaine d’aujourd’hui » de Fabrice HATEM

Ami salsero amoureux de la culture cubaine, j’ai une une bonne nouvelle à vous annoncer : la Havanne comme un Phénix est en train de renaître de ses cendres.
Partout dans la ville, on retape les vieilles maisons coloniales, des bataillons de jolies filles dansent dans les night-clubs qui refleurissent un peu partout. C’est de ce réveil que j’ai pu constater en avril dernier à l’occasion d’un séjour organisé par l’association Cuba sin Fronteras dont je voudrais porter ici témoignage.

Mais je vais aussi en profiter pour vous raconter l’histoire de cette danse que nous appelons aujourd’hui la salsa cubaine héritière de la vieille rueda de casino et dont la vitalité actuelle reflète à la fois l’éternelle créativité cubaine et la renaissance que connaît aujourd’hui la scène de danse de La Havane.
Pour cela, il me faut revenir 60 ans en arrière. Dans les années 40 et 50, la Havane avec ses cabarets, ses maisons de jeu et ses clubs privés est un véritable creuset musical où confluent les influences propres à Cuba et celles venues d’Amérique du Nord. De leur fusion vont naître de nouveaux styles musicaux métissés comme le saut urbain greffant les sonorités cuivrées du jazz sur le socle rythmique du son. Cela offrira au monde les grands orchestres du Septeto nacional, de La Sonora Matancera, d’Arsenio Rodriguez puis de Félix CHAPPOTINE, ou encore la Banda Gigante de Benny Moré.
La période est également propice à l’inventivité en termes de danse avec le rythme mambo popularisé à Cuba et dans tout le Nouveau Monde à la fin des années 40 par Damaso Perez Prado.
Les rythmes cubains rayonnent alors dans le monde entier et tout particulièrement aux États-Unis où l’orchestre de Latin Jazz de Machito anime les nuits new-yorkaises.[2:23]

[2:42]Le Palladium Ballroom mène à une véritable frénésie du mambo avec ses danseurs mythiques comme Pete Aguilar ou Victor El Farao.[2:50]
[3:15] À la Havanne, on danse aussi du haut en bas de la société depuis les salles de faubourg comme les ???, jusqu’aux cabarets pour touristes et au club très select de Miramar où se détend la bourgeoisie blanche.[3:29]
[3:37]Les jeunes gens qui fréquentent ces endroits sont comme les autres exposés à la double influence de la musique cubaine et des nouveaux styles de danse venue des États-Unis comme le rock ’n’ roll [3:45]

La rueda de Casino
[3:52] Ils vont alors inventer de manière spontanée une danse associant les positions du rock où la fille fait des tours et des acrobaties guidés par la mort du garçon[3:59] et la base musicale du son urbain interprété par les orchestres de l’époque.[4:04]
Ce nouveau style de danse incorpore de plus l’idée d’un changement régulier de partenaire entre les couples dansant dans une ronde.[4:20] d’où le nom de rueda. Comme ce style est originellement dansé au casino Desportivo de Miramar, haut-lieu de distraction de la bonne société, on va l’appeler Rueda de casino puis Casino. Vous pouvez la voir interpréter par ceux-là même qui l’ont créée il y a plus de 50 ans alors qu’il n’était que de tous jeunes adolescents.[4’36’’]
[4’48’’]Le ??? de casino présente trois caractéristiques originales par rapport à d’autres styles de danse. Tout d’abord, c’est une création spontanée des danseurs eux-mêmes et non un style inventé par un orchestre ou une école. Ensuite, c’est une création collective où chacun peut apporter une idée nouvelle de figure qui alors accepté ou non par l’ensemble du groupe. Enfin malgré son caractère spontané, elle implique une discipline de groupe très stricte, les participants devant se plier aux instructions du meneur de jeu et bien maîtriser le vocabulaire des figures sous peine d’être exclu de la rueda.[5:17]
[5:30]La révolution castriste va avoir une influence considérable sur la diffusion de ce style de danse en ouvrant les clubs privés à l’ensemble de la population. Et cela même alors que des milliers de jeunes cubains venus de toute l’île séjournent à La Havane pour y recevoir une formation. La rueda quitte alors son statut de danse de privilégié pour devenir un phénomène de masse.[5:50]
Ce mouvement est encore amplifié par la participation des jeunes Havanais à des camps de travail agricole et d’alphabétisation à l’occasion desquels ils vont diffuser la danse dans tout le pays.[6:03]
La télévision cubaine joue aussi un rôle pour diffuser la rueda en faisant entrer les casineros comme Juan Gomez ou le plus célèbre de tous Rozenn Doe dans son ballet. Des années plus tard, alors que la rueda est déjà sur le déclin Rozenn Doe animera aussi avec sa partenaire Karuka l’émission Para Bailar.[6:25]
[6:38]Le sommet est atteint au milieu des années 60. On danse alors la rueda dans tout Cuba et à toutes les occasions, carnaval, ???, fêtes de toutes sortes, etc.
[6:53]À la Havanne même la rueda est alors pratiquée dans un très grand nombre de lieux dont les plus emblématiques furent entr’autres le cercle ???, le club ??? ou la Da Costa des Kojima.
[7:11]Un déclin se produit cependant ensuite du fait de la raréfaction des lieux de danse, de la concurrence d’autres styles comme le pilon, le Mozambique, ou les danses nord-américaines et surtout le changement de génération.
Pendant une vingtaine d’années en gros de 1965 à 1985 la rueda de casino tout en étant toujours dansé par de petits groupes va rentrer dans une phase de sommeil.
Pendant ce temps la musique cubaine continue à évoluer sous l’influence de deux courants : d’une part l’intégration de sonorités venues de la musique nord-américaine contemporaine comme le jazz le rock ou la pop avec le groupe de ??? ou les van van avec leur rythme ???.
D’autre part, on redécouvre les rythmes cubains traditionnels avec ??? qui revisite le ??? oriental et surtout Adalberto Alvares et son orchestre 114 qui - outre la remise du son au goût du jour – joue un rôle actif pour la préservation et la promotion du style casino à travers la création de chansons, l’organisation de festivals, et un peu plus tard l’animation d’émissions de télévision.
Mais c’est seulement au cours des années 1990 que va se produire le grand réveil du casino sous l’influence de deux éléments essentiels la timba et le tourisme.
Emerge en effet à Cuba un nouveau style musical, la timba assez cousine de la salsa par sa structure combinant les apports de la musique cubaine traditionnelle et l’influence de la musique populaire nord-américaine contemporaine.
C’est à cette époque qu’apparaissent de grands orchestres comme ??? la banda, Charenga Abanera, Manolito ??? qui incarne encore aujourd’hui ce style appelé à connaître rapidement un grand rayonnement international.


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